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Turquie – France : de Kocaeli à Bordeaux, l’heure du retour

Turquie – France : le bilan de l’aller avant le grand rendez-vous de Bordeaux Le 25 septembre dernier, à Izmit, Zinédine Zidane vivait son tout premier match officiel sur le banc des Bleus. Résultat ? Une victoire 1-0, un but de Kylian Mbappé… et une grimace du capitaine juste après. Trois semaines et demie plus tard, la…

Turquie – France : le bilan de l’aller avant le grand rendez-vous de Bordeaux

Le 25 septembre dernier, à Izmit, Zinédine Zidane vivait son tout premier match officiel sur le banc des Bleus. Résultat ? Une victoire 1-0, un but de Kylian Mbappé… et une grimace du capitaine juste après. Trois semaines et demie plus tard, la photo de groupe a bien changé.

La France caracole en tête du groupe A1 de la Ligue des Nations. La Turquie, elle, n’a pas pris le moindre point en quatre matchs. Et les deux équipes se retrouvent le dimanche 15 novembre à Bordeaux, pour la sixième et dernière journée. Sur le papier, ça ressemble à une formalité. Dans les faits, c’est un peu plus subtil que ça.

Retour sur l’aller, état des lieux des deux sélections et enjeux du match retour : voilà tout ce qu’il faut savoir.

Retour à Izmit : la première de Zizou

Il fallait bien commencer quelque part. Après l’élimination en demi-finale de la Coupe du monde 2026 contre l’Espagne, puis la défaite face à l’Angleterre dans le match pour la troisième place, la page Didier Deschamps s’est tournée. Et c’est au stade de Kocaeli que l’ère Zidane a démarré.

Le contexte n’était pas simple. Ibrahima Konaté avait déclaré forfait sur blessure, William Saliba et Hugo Ekitike n’étaient pas là. Zidane avait aussi ouvert la porte à cinq nouveaux venus dans sa liste, dont Guillaume Restes et Andy Diouf. Autant dire qu’on était loin d’un onze rodé par des années d’automatismes.

Turquie – France à l’aller : un 1-0 qui ne dit pas tout

La première période a été à sens unique. La Turquie a passé 45 minutes à défendre, recroquevillée devant son but, pendant que les Bleus faisaient tourner sans trouver la faille. 0-0 à la pause.

Et c’est là que ça se complique. Au retour des vestiaires, les hommes de Vincenzo Montella ont relevé la tête et repris le contrôle du ballon. Paradoxe classique du foot : c’est justement à ce moment-là que la France a frappé. À la 54e minute, Mbappé a fait trembler les filets. Son 67e but en équipe de France.

Le problème, c’est que le capitaine s’est blessé au genou gauche sur l’action. Il a tenté de continuer, puis a cédé sa place à Désiré Doué peu avant l’heure de jeu. La suite ? Une France moins maîtrisée, qui a tenu son avantage sans briller. On ne va pas se mentir : il n’y avait pas de quoi sauter au plafond devant le contenu.

Le onze de départ de Zidane donnait pourtant des indices intéressants sur ses intentions :

  • Mike Maignan dans les cages, avec une défense à quatre Koundé – Upamecano – Lacroix – Truffert ;
  • un milieu à trois avec Rayan Cherki, Manu Koné et Adrien Rabiot, Cherki étant utilisé dans un rôle inédit de milieu relayeur ;
  • un trio offensif Olise – Dembélé – Mbappé, avec Doué, Barcola, Camavinga et Lepaul entrés en cours de match.

Cherki en relayeur, c’est sans doute l’idée la plus marquante de cette soirée. Le joueur a été l’une des bonnes nouvelles du match, et ce choix tranche avec la philosophie plus prudente de l’ère Deschamps.

Mbappé, la frayeur du soir

Côté infirmerie, le diagnostic est tombé dès le lendemain : une hyperextension de la capsule postérieure du genou gauche, avec 10 à 12 jours d’indisponibilité annoncés. Rien de grave, donc, mais assez pour le priver de la suite du rassemblement. Il n’a pas été remplacé dans la liste.

Ce genou gauche, les supporters du Real Madrid le connaissent bien : il avait déjà gêné Mbappé à plusieurs reprises la saison passée. Le Français a depuis repris l’entraînement à Madrid. Sa présence en novembre dépendra évidemment de la liste de Zidane, qui n’est pas encore connue.

Les Bleus de Zidane : en mode rouleau compresseur ?

Après Izmit, la France a enchaîné trois matchs en dix jours, sans Mbappé. Et franchement, elle s’en est plutôt bien sortie.

  • 28 septembre : Belgique 0-1 France, à Bruxelles ;
  • 2 octobre : France 1-1 Italie, au Stade de France (Olise à la 55e, égalisation de Bastoni à la 68e) ;
  • 5 octobre : France 4-1 Belgique, avec quatre buts entre la 77e et la 91e minute (Doué, Cherki et un doublé d’Olise), après l’ouverture du score de Dodi Lukebakio.

Ce dernier match résume assez bien la France version Zidane pour l’instant : pas toujours fluide, parfois brouillonne, mais avec un banc et une profondeur de talent qui finissent par faire la différence. Menés à la pause par les Belges, les Bleus ont tout renversé en un quart d’heure. Le genre de soirée qui rappelle qu’avec Olise, Doué, Cherki ou Dembélé, on peut gagner un match en trois coups de pinceau.

Michael Olise, justement, est en train de devenir un homme clé. Trois buts sur les deux derniers matchs, une influence grandissante sur le côté droit… Sans Mbappé, il a pris ses responsabilités.

La Turquie de Montella : ça sent le sapin

De l’autre côté, l’automne turc vire au cauchemar. La sélection était pourtant revenue à la Coupe du monde en 2026, après 24 ans d’absence. Mais l’aventure s’est arrêtée dès la phase de groupes, et la Ligue des Nations n’a rien arrangé.

Promue de Ligue B, la Turquie découvre la Ligue A à la dure. Après la courte défaite contre la France, elle a pris une claque à domicile face à l’Italie (1-4 à Bursa), puis s’est inclinée 3-0 à Liège contre une Belgique portée par un doublé de Kevin De Bruyne et un but de Romelu Lukaku. Et le 5 octobre à Bologne, rebelote : 3-1 pour l’Italie, malgré l’égalisation d’Aral Şimşir.

Concrètement, voici les principaux problèmes de cette sélection :

  • une défense qui prend l’eau : 11 buts encaissés en quatre matchs ;
  • une attaque en panne : seulement 2 buts marqués, tous contre l’Italie ;
  • des absences qui pèsent, avec Hakan Çalhanoğlu et Kenan Yıldız blessés lors du rassemblement de septembre-octobre ;
  • un sélectionneur, Vincenzo Montella, de plus en plus sous pression après ce zéro pointé.

Tout n’est pas noir pour autant. Arda Güler reste un joueur capable de tout changer sur une inspiration. À Liège, la pépite du Real Madrid a obligé le gardien belge Senne Lammens à s’employer à trois reprises en une dizaine de minutes. Même le sélectionneur belge Mark van Bommel avait insisté avant ce match sur le nombre d’occasions que se créait la Turquie. Le souci, c’est la finition. Et la solidité derrière.

Petite digression savoureuse : Lukaku, qui a enfoncé les Turcs à Liège, traverse une période compliquée en club… au Fenerbahçe. Le football a parfois de l’humour.

Le classement du groupe A1 avant la dernière fenêtre

Après quatre journées, la hiérarchie est claire, même si rien n’est encore totalement plié pour la qualification.

RangÉquipePtsJGNPBPBCDiff
1France10431072+5
2Italie7421185+3
3Belgique6420265+1
4Turquie04004211-9

Pour rappel, les deux premiers filent en quarts de finale, prévus en mars 2027. Le troisième dispute un barrage contre un deuxième de Ligue B pour sauver sa place. Le dernier est relégué directement en Ligue B.

Et c’est là que le calendrier devient intéressant. Le 12 novembre, la France se déplace en Italie, à Milan, pendant que la Turquie reçoit la Belgique. Trois jours plus tard, France – Turquie à Bordeaux et Belgique – Italie à Bruxelles. Pour faire simple : un point à Milan suffirait aux Bleus pour valider leur billet pour les quarts, quel que soit le reste des résultats. Et la première place, elle, offre le match retour à domicile en quart.

Pour la Turquie, l’équation est bien plus cruelle. Mathématiquement, un mince espoir d’éviter la dernière place subsiste, mais il faudrait battre la Belgique, puis la France, et espérer un concours de circonstances favorable. Autant le dire tout de suite : ça ressemble à une mission commando.

Un historique largement en faveur des Bleus

Ce Turquie – France version Ligue des Nations était le septième match de l’histoire entre les deux sélections. Et le bilan penche nettement d’un côté.

DateMatchScoreCompétition
9 octobre 1996France – Turquie4-0Match amical
15 novembre 2000Turquie – France0-4Match amical
26 juin 2003France – Turquie3-2Coupe des confédérations
5 juin 2009France – Turquie1-0Match amical
8 juin 2019Turquie – France2-0Qualifications Euro 2020
14 octobre 2019France – Turquie1-1Qualifications Euro 2020
25 septembre 2026Turquie – France0-1Ligue des Nations

Cinq victoires françaises, un nul, une défaite. Mais cette unique défaite a laissé des traces. En juin 2019 à Konya, les champions du monde en titre avaient pris un 2-0 sec, dans une ambiance bouillante. Puis, en octobre de la même année, la Turquie était venue arracher le nul au Stade de France. Deux matchs qui rappellent qu’il ne faut jamais prendre cette équipe à la légère, surtout quand elle joue sans pression.

Et l’histoire récente montre aussi une chose : la France ne l’a battue que d’un seul but lors de ses deux dernières victoires. Pas vraiment des cartons.

France – Turquie à Bordeaux : à quoi s’attendre ?

Rendez-vous le dimanche 15 novembre à 20h45, au Stade Atlantique Bordeaux Métropole, avec une diffusion sur TF1 et TF1+. Le retour des Bleus en Gironde est un petit événement en soi.

Mais attention au piège du calendrier. Ce match arrive trois jours après le déplacement à Milan, qui sera beaucoup plus décisif pour la première place. Si la France a déjà assuré sa qualification après l’Italie, Zidane pourrait être tenté de faire tourner. Si ce n’est pas le cas, l’enjeu sera réel.

Plusieurs questions se posent déjà. Mbappé sera-t-il de retour et à 100 % ? Zidane continuera-t-il avec Cherki au milieu ? Et la Turquie arrivera-t-elle avec un groupe enfin au complet, ou encore décimée ?

Côté turc, tout dépendra aussi du match contre la Belgique, trois jours plus tôt. Une victoire relancerait un peu la machine. Une nouvelle défaite, et Bordeaux pourrait ressembler à un match pour l’honneur… ou à une fin de cycle pour Montella. Mais une équipe qui n’a plus rien à perdre, c’est parfois la plus dangereuse.

FAQ : tout savoir sur Turquie – France

Quel a été le score du match aller Turquie – France ?

La France s’est imposée 1-0 le 25 septembre 2026 au stade de Kocaeli, à Izmit, grâce à un but de Kylian Mbappé à la 54e minute.

Quand et où se joue le match retour ?

Le dimanche 15 novembre 2026 à 20h45, au Stade Atlantique Bordeaux Métropole, pour la 6e journée du groupe A1.

Sur quelle chaîne regarder France – Turquie ?

Le match sera diffusé en direct sur TF1 et en streaming sur TF1+.

Comment s’est blessé Kylian Mbappé ?

Il s’est fait mal au genou gauche sur l’action de son but contre la Turquie. Le diagnostic a révélé une hyperextension de la capsule postérieure, avec 10 à 12 jours d’arrêt annoncés.

La France est-elle déjà qualifiée pour les quarts de finale ?

Pas encore officiellement. Avec 10 points, un nul en Italie le 12 novembre lui suffirait pour être assurée de terminer dans les deux premiers.

La Turquie est-elle déjà reléguée en Ligue B ?

Pas mathématiquement, mais avec zéro point en quatre matchs et une différence de buts de -9, sa situation est très compromise.

Quel est le bilan historique entre la Turquie et la France ?

En sept confrontations, la France compte cinq victoires, un nul et une défaite. Le seul succès turc remonte au 8 juin 2019 à Konya (2-0).

Bordeaux, dernier acte avant l’hiver

Entre une France qui se cherche encore mais gagne, et une Turquie qui joue bien par séquences mais perd, ce match retour aura une saveur particulière. Pour les Bleus, c’est l’occasion de boucler une première phase de groupes réussie pour Zidane, peut-être avec un Mbappé retrouvé. Pour la Turquie, c’est une question de fierté, voire de survie pour son sélectionneur.

Alors, simple formalité pour les Bleus ou piège à la turque comme en 2019 ? Réponse le 15 novembre. Mais avant ça, il y a un petit détour par Milan qui pourrait tout changer.

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